| 1995 |
> millésime exceptionnel en blanc > blancs : à boire d'urgence > rouges : très bons à boire |
En blanc, c'est un millésime un peu exceptionnel qui a donné de tout petit volume avec des grains de Chardonnay minuscules et très concentrés, donc très peu de jus. Cela donne des vins riches, denses et charnus. Même si des vins comme le montrachet 1995 reste très tannique, ce sont des vins blancs à boire d'urgence. Les rouges sont plus uniformes mais les conditions ont été plus difficiles. Même si les 95 ont été longtemps fermés, aujourd'hui, les vins sont très bons à boire. Mais ce n'est pas un millésime sur le fruit. Pour plus d'informations, visitez le site de notre partenaire Divine Comédie. |
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| 1996 |
> une étonnante jeunesse sur les grands crus > blancs : devraient être bus > rouges : à boire ou attendre 4,5 ou 6 ans |
| Il n'y a pas eu en 1996 de grosses différences entre la Côte de Nuits et celle de Beaune. Les vendanges ont eu lieu en septembre sous un ciel lumineux, ensoleillé avec un peu de fraicheur et de vent. Les rouges et les blancs s'en sortent très bien avec beaucoup de sucre et d'acidité dans les raisins. Avec des rendements assez importants. Si le travail n'a pas été correctement fait pendant les vendanges et l'élevage, |
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| 1997 |
> Bons à boire, en rouge comme en blanc |
| C'est un millésime aux rendements raisonnables qui a donné une production classique. C'est une année de maturité phénolique (ces familles de molécules organiques donneront naissance à ce que l'on appelle les polyphénols, connus pour leurs effets bénéfiques sur la santé, en particulier grâce à leur rôle d'antioxydants. Ces composés sont les produits du métabolisme secondaire des plantes), une année de maturité au niveau du sucre aussi et de la qualité aromatique mais avec une acidité faible. On a longtemps dit que cela n'était pas un millésime de garde, les vins se goûtaient très tôt et facilement. Ils présentaient un équilibre naturel et ont très bien vieilli, l'acidité n'étant pas forcément indispensable au vieillissement. Je dirai qu'ils sont bons à boire, en rouge comme en blanc, mieux vaut ne pas trop les garder longtemps et profiter aujourd'hui de leur potentiel. Pour plus d'informations, visitez le site de notre partenaire Divine Comédie. |
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| 1998 |
> un grand classicisme > les blancs: sont très bons tout de suite > les rouges: peuvent encore patienter 2 ou 3 ans en cave |
| 1998 est un millésime très classique finalement. Les raisins ont produit des vins d'un grand classicisme : pas très concentré, très droit, très ciselé pour le pinot... des vins sur le fruit, tout en élégance mais sans grand éclat dans la couleur. C'est une année avec de petits rendements. J'avoue, certains d'entre nous dont je fais partie, sont passés un peu à côté de ce millésime. J'ai la sensation d'avoir fait des rouges très classiques, des vins que l'on découvre seulement aujourd'hui. Cela donne des vins très épurés avec des arômes de cerise rouge, de griotte avec des tanins fins, tendus et ciselés. Les blancs sont très bons, nets, purs, acidulés parfois, avec surtout une grande fraîcheur, très bons tout de suite. Verdict : profitez en aujourd'hui, 1998 est un millésime de finesse et de raffinement, même si les rouges peuvent encore patienter deux ou trois ans en cave. Pour plus d'informations, visitez le site de notre partenaire Divine Comédie. |
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| 1999 |
> la nature a été très généreuse > les blancs: commencer à les sortir de cave > les rouges: peuvent encore patienter 2 ou 3 ans en cave |
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Voilà un millésime généreux, c'est certainement ce qui explique que l'on dise de 1999 |
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| 2000 |
> facile à boire > les blancs: à boire pas trop vieux > les rouges: à boire dès aujourd'hui |
| Un millésime différent selon les côtes. La Côte de Beaune a une nouvelle fois été plus bousculée que la Côte de Nuits. Il y a eu des orages pendant les vendanges (les 10, 11 et 12 septembre). Donc il y a eu beaucoup d'eau et nous avons donc dû commencer les vendanges plus tôt. Forcément, il y a donc eu des différences de maturité entre le pinot noir, plus précoce que le chardonnay. En Côte de Beaune, cela donne un millésime avec peu d'acidité, des vins tout en douceur, très arrondis, faciles à boire tout de suite. Les vins rouges sont ce que l'on appelle des vins gourmands. Je conseille donc des les boire dès aujourd'hui. La Côte de Nuits a été plus gâtée, il est tombé moins d'eau sur les sols de Nuits, Morey, Gevrey qu'à Beaune ou à Meursault. Résultat : les vins sont plus structurés, plus classiques, sérieux, avec des arômes d'épices et des petits fruits des bois, avec une belle structure tannique. Débouchez les tout de suite pour en tirer le meilleur. Les blancs ont demandé plus de patience, nous les avons laissé patienter jusqu'à fin septembre pour obtenir la meilleure maturité. Cela donne des vins beaucoup plus flatteurs au début en tout cas qu'un millésime comme 1999. Des vins assez enrobés, gras mais avec assez peu de fruit. Je conseille aussi de les boire pas trop vieux. Pour plus d'informations, visitez le site de notre partenaire Divine Comédie. |
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| 2001 |
> précision et raffinement du pinot > les blancs: à boire tout de suite ou à laisser veillir jusqu'en 2011-2012 > les rouges: à ne laisser pas trop veillir |
| C'est un millésime qui a connu pas mal d'accidents climatiques : il y a eu par exemple de la grêle sur la Côte de Beaune. Beaune, Volnay et Pommard ont été particulièrement touchés début août par les caprices du ciel. Résultat : on constate une légère surmaturation, avec des vins sur le fruit mais pas très concentrés, ce n'est pas un grand millésime, ne le laisser donc pas trop vieillir. La Côte de Nuits s'en sort mieux avec des vins très raffinés, très pinot: racés avec beaucoup de finesse. C'est vraiment un millésime facile pour découvrir la qualité du vin rouge de Bourgogne. Les blancs sont très bons. Il y a beaucoup de fruits, fruits confits, agrumes avec un certain caractère exotique. L'acidité est tendue mais avec des raisins mûrs. Cela donne des vins exubérants au niveau de sa palette aromatique, il y a du miel, des notes grillées, des vins très aériens, à boire maintenant parce que c'est très bon ou à laisser vieillir jusqu'en 2011-2012 parce que c'est aussi très bon. Vous pouvez le déguster aujourd'hui ou le laisser vieillir encore quelques années (jusqu'en 2010). Pour plus d'informations, visitez le site de notre partenaire Divine Comédie. |
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| 2002 |
> millésime de précision et de pureté > les blancs: presque fermés aujourd'hui > les rouges: les laisser reposer tranquillement jusqu'en 2012 |
| Un millésime de précision, avec de la pureté, une belle maturité et un état sanitaire parfait, tous les raisins étaient très sains, sans pourriture. La grandeur de ce millésime dépend évidemment de la grandeur du terroir mais les vins sont bien à leur place: avec du fruit, tout en délicatesse, avec une belle maturité des tanins. Les blancs sont de super vins de garde, presque fermés aujourd'hui, en 2007. Le pinot s'exprime lui aussi très bien et dévoile toute sa finesse et son raffinement. Le millésime 2002 est celui du fruit et de l'élégance, je conseille de les laisser reposer tranquillement jusqu'en 2012. Pour plus d'informations, visitez le site de notre partenaire Divine Comédie. |
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| 2003 |
> la canicule > les blancs et les rouges: à boire par précaution |
| Ah, si on avait respecté ce millésime, on aurait pu faire de grandes choses ! Evidemment, les conditions n'étaient pas optimales , il a fallu vendanger très précocement, vers le 20 août. La faute à la canicule qui sévit dans toute l'Europe. Il a donc fallu s'adapter aux conditions extraordinaires, vendanger le matin (certains le soir), en utilisant des systèmes de refroidissement dans les caves. Il a fallu également faire quelques petits réglages pour compenser le manque d'acidité. Les raisons étaient minuscules, donc très peu de jus, pas de tri à faire, les raisins étaient très sains et très riches en polyphénols (ces familles de molécules organiques, du métabolisme secondaire des plantes, sont connus pour leurs effets bénéfiques sur la santé, en particulier grâce à leur rôle d'antioxydants). Je conseille de les boire par précaution car je n'arrive pas à savoir si ce millésime peut se garder. Mais je pense qu'il a quand même un potentiel de vieillissement, les plus courageux peuvent donc prendre ce risque. Même chose pour les vins blancs qui présentent une très belle minéralité. Pour plus d'informations, visitez le site de notre partenaire Divine Comédie. |
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| 2004 |
> difficile à qualifier > les blancs : à boire ou à garder > les rouges: à garder |
| En rouge, la Côte de Nuits s'en sort comme d'habitude mieux sur l'état général (en particulier les grands terroirs). Cela donne des vins classiques, sérieux, assez fermés... bref, des vins de garde. La Côte de Beaune est très hétérogène, il y a encore eu de la grêle. Les rouges sont encore fermés aujourd'hui, je considère que ce ne sont pas des vins très faciles à boire, ni à juger pour le moment. Les blancs sont très bons, similaires à ceux de 2001, avec des agrumes, des vins avec des arômes citronnés et des notes de surmaturité très sympathiques. A boire ou à garder pour ceux qui aiment les vieux vins blancs. Pour plus d'informations, visitez le site de notre partenaire Divine Comédie. |
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| 2005 |
> The millésime > les blancs : à garder au frais le plus longtemps possible > les rouges: bons très jeunes, mais patience, ils n'en seront que meilleur |
| C'est le millésime du siècle, dit-on et lit-on partout. Effectivement, on peut déjà se rendre compte du potentiel de cette année magnifique. Très grande année et bons très jeunes en plus, même s'il ne faut pas conseiller aux amateurs de les sortir tout de suite... patience, ils n'en seront que meilleurs. Les vins rouges sont très purs, sur le fruit avec des arômes de cerise noire qui nous donnent cette sensation savoureuse. Quelque soit leur niveau et leur terroir, cela fait des bons vins, des grands vins pour certains. On dit qu'il fallait être vraiment mauvais pour rater ce millésime. Les blancs sont relativement fermés aujourd'hui (en 2007), pas très aromatiques, riches en tanins mûrs et avec une belle minéralité. Gardez les au frais le plus longtemps possible. Pour plus d'informations, visitez le site de notre partenaire Divine Comédie. |
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| 2006 |
> un millésime de restaurateur > les blancs : à boire tout de suite > les rouges: - Côte de Nuits : à boire de suite - Côte de Beaune : réservez les et gardez les en cave |
| 2006 suit d'assez près 2005, c'est un millésime de qualité que l'on pronostique vin de restaurateur (car bons à boire tout de suite). Il y a suffisamment d'éléments et d'indices pour dire que cela fera des grands vins. En blanc, le millésime offre une très bonne maturité sans manquer d'acidité, cela donnera des vins très gras. Ils présentent une grosse richesse aromatique, naturellement riches. Wait and see (attendons et voyons). Les rouges sont des vins de gourmandise avec encore des différences selon les Côtes. Et devinez qui s'en sort encore mieux ? La Côte de Nuits qui présente plus d'homogénéité grâce à la clémence de la météo sur ses terroirs qui en plus drainent mieux les précipitations. Les vins sont sur le fruit, très souples, gourmands, avec de jolis couleurs, un vrai millésime de restaurateur. Sur ce millésime la notion de terroir s'exprime de manière évidente. Je ne pense pas que ce sera un millésime de garde sur la Côte de Beaune, quoi que, il faut voir avec le temps et suivre le vin en le goûtant régulièrement pour voir comment il évolue, on a toujours des surprises. Pour l'instant réservez les et gardez les en cave quelques années. Pour plus d'informations, visitez le site de notre partenaire Divine Comédie. |
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| 2007 |
> une année hétérogène > les blancs : à boire assez rapidement > les rouges : attendre 5 à 6 ans |
| C'est un millésime hétérogène, qui demandera beaucoup de travail, au contraire de 2005 où personne ne pouvait passer à côté. Celui qui n'a pas surveillé sa vigne, effeuillé correctement... aura des problèmes. Il aura fallu être sur tous les fronts. En avril, la vigne avait un mois d'avance et, en septembre, pendant les vendanges, nous avons constaté un gros décalage de maturité entre les rouges et les blancs. Le pinot était prêt alors que les blancs ont réclamé plus de temps. Résultat : au mois de mai, les fermentations malolactiques ne sont pas terminées en blanc. Ce fut une année de vigneron où il a fallu prendre de vraies décisions. Mais difficile de se prononcer sur ce millésime 2007 quelque peu atypique -
Les blancs ont une belle richesse aromatique ; les rouges sont gourmands avec des tanins soyeux. |
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